Informations pratiques
Adresse :
32 rue Boissonnade, 75014 Paris (Métro : Raspail ou Denfert-Rochereau ; bus : 91, 62)
Téléphone : 01 40 64 59 36
e-mail : bibliofranciscaine.capucins@wanadoo.fr
Horaires d’ouverture :
lundi 13h-18h30
mardi et mercredi 10h00-12h30 ; 13h30-17h00
Directeur de la bibliothèque :
fr. Pio Murat ofm cap.
Responsable de la bibliothèque :
Mme Cécile de Cacqueray
La bibliothèque n’a pas été conçue dans son aménagement actuel pour recevoir de nombreux lecteurs : il est donc recommandé de téléphoner pour s’annoncer et prendre rendez-vous. L’accueil est très chaleureux et la disponibilité de la responsable est un atout précieux de cette riche bibliothèque franciscaine.
Consultation :
lecture sur place sans prêt.
Bref historique
La Bibliothèque Provinciale des Capucins de Paris succéda à celle du couvent de la rue Saint-Honoré, laquelle fut l’une des plus importantes bibliothèques conventuelles de Paris au XVIIe siècle. Dès cette époque, en effet, elle reçut les dons du cardinal Pierre de Gondi, évêque de Paris et fervent bibliophile. A la fin du XVIIe siècle, on lui affecta le premier étage de l’aile sud du nouveau « grand couvent », situé en face du jardin des Tuileries. Un premier catalogue fut commencé vers 1683, un autre vit le jour au début du XVIIIe siècle ; ce deuxième catalogue comportait deux parties : l’une alphabétique par auteurs, l’autre par matières, l’ensemble formant sept gros volumes manuscrits aujourd’hui conservés à la Bibliothèque nationale de France et à la Bibliothèque Mazarine.
Essentiellement réservée aux prédicateurs et aux professeurs de théologie, la bibliothèque conservait alors un bel ensemble d’œuvres patristiques et de spiritualité. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les travaux d’exégèse des Capucins hébraïsants de l’Académie Clémentine l’enrichirent de travaux sur l’Ecriture. En 1789, la bibliothèque comptait 19 000 volumes qui furent dispersés après la suppression du dépôt littéraire dont l’église du couvent était devenu le siège au début de la Révolution. Certains des ouvrages provenant de ce fonds se trouvent aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque Mazarine, à la Bibliothèque de l’Arsenal et même au Muséum d’histoire naturelle ; certains sont identifiables grâce aux inscriptions portées sur les plats des volumes.
De retour à Paris en 1852, les Capucins s’établirent rue du Faubourg Saint-Jacques, puis rue de la Santé et se préoccupèrent à nouveau de fonder une bibliothèque : achats, dons et livres reçus par le service de presse des Annales Franciscaines contribuèrent à augmenter le fonds des imprimés, auxquels s’ajouta progressivement un certain nombre de manuscrits (le Père Appollinaire de Valence copia à la fin du XIXe siècle plusieurs documents qu’il rassembla sous le titre de « Collection franciscaine » ; à cet ensemble primitif s’ajoutèrent diverses des notes sur les Capucins du Levant, des statistiques, des vestiges de l’histoire des Capucins de France...). Au moment de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la bibliothèque fut déposée à Couvin, en Belgique, où elle demeura jusqu’en 1935, date de son arrivée rue Boissonade.
Le fonds actuel
La bibliothèque actuelle compte environ 90 000 ouvrages, dont 20 000 titres franciscains. Trois fichiers alphabétiques manuels (auteurs, matières et franciscanisme), un fichier informatique comportant toutes les acquisitions depuis 1990 et tous les ouvrages concernant le franciscanisme, permettent d’accéder au fonds. Elle dispose en outre d’un fonds de 150 incunables et livres du XVIe siècle, dont quelques-uns de la fin du XVe siècle particulièrement précieux (imprimés par Ulrich Gering ou Guy Marchand). Un catalogue dactylographié assez détaillé a été réalisé dans les années 1950 par le Père Raoul, archiviste de la Province de Paris (Catalogue de la Réserve de la Bibliothèque franciscaine provinciale. Incunables et livres du XVIe siècle). La bibliothèque conserve aussi 4000 manuscrits environ, originaux ou copies d’écrits de frères capucins (beaucoup de correspondance, relations de voyages et de missions, inventaires de couvents...). Ils sont répertoriés dans un fichier réalisé par le frère Willibrord. On peut aussi y consulter les Archives de la Province de Paris depuis le XIXe siècle ainsi que celles des missions depuis le XVIIe siècle.
Aux très nombreuses revues mortes (qui ne comportent pour certaines d’entre elles qu’un seul numéro), s’ajoutent 37 revues vivantes, dont une quinzaine de revues franciscaines scientifiques (Antonianum, Archivio Iberico-Americano, AFH, Collectanea Franciscana, Doctor Seraphicus, Estudios Franciscanos, Franciscan Studies, Helvetia Franciscana, Il Santo, Italia Francescana, Laurentianum, Miscellanea Francescana, Wissenschaft und Weisheit, Studi Francescani, et la toute nouvelle Franciscana. Bollettino della Società internazionale di studi francescani [n° I, 1999]...), ainsi que quelques grandes revues d’histoire religieuse plus généralistes (Revue des Sciences Religieuses, Revue d’Histoire de l’Eglise de France, Revue Mabillon...). Elles sont toutes en accès libre. Tous les titres possédés par la bibliothèque figurent dans le CD-ROM Myriade.
Plusieurs instruments de travail sont en en accès libre ; outre les grands dictionnaires (DS, DHGE, DTC, DACL, DBF, Dictionnaire de la Bible...), on trouve dans cette catégorie la Bibliographia Franciscana, le Corpus des sources franciscaines, diverses histoires des frères mineurs (Gratien de Paris) et des capucins, l’Histoire du christianisme, mais aussi diverses bibles et concordances. En revanche, les colloques d’Assise, les Cahiers de Fanjeaux, les Sources chrétiennes, les Acta sanctorum sont pour l’heure communiqués sur demande.
La bibliothèque est évidemment très fournie en sources franciscaines et auteurs franciscains, capucins ou pas (œuvres complètes de Bonaventure ou de Dun Scot par exemple, dans plusieurs éditions anciennes et récentes...), mais elle possède aussi les œuvres complètes de Pères de l’Eglise latine et grecque (Augustin, Isidore, Cyrille d’Alexandrie, Jean Chrysostome, etc.) et de grands théologiens médiévaux (Bernard de Clairvaux, Thomas d’Aquin...). A côté des Patrologies grecque et latine de Migne et des Sources chrétiennes, on trouve aussi plusieurs tomes du Recueil des Historiens des Gaules et de la France et du Recueil des historiens des croisades orientaux et occidentaux.
La spécificité du fonds est qu’il rassemble en un même lieu (et souvent en plusieurs éditions) toutes les sources franciscaines et toute la bibliographie concernant les Mineurs produite dans et en dehors de l’Ordre depuis le XVIIIe siècle. Aux grandes collections franciscaines (Wadding, Sbaraglia, Golubovich, etc. ; Bullarium Franciscanum, Martyrologium Franciscanum, Analecta Franciscana, Sinica Franciscana...), s’ajoute un riche fonds concernant les Capucins et leur spiritualité aux XVIIe et XVIIIe siècles (missels capucins, collections de sermons du XVIIe siècle, actes de canonisations...), ainsi que leurs missions (en Turquie, Moyen Orient et Ethiopie) à l’époque moderne et contemporaine.